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mardi 21 janvier 2014

Instrument de Torture #6 - La Prophétie

Une prophétie est une prédiction dont les conséquences sont souvent une malédiction pour les héros. En effet, même si l'avenir promis est glorieux, ils doivent porter sur leurs épaules la destinée de tout peuple, quand ce n'est pas celle d'une galaxie toute entière.

Une prophétie pose souvent le problème de l'acceptation chez le personnage concerné. Pour lui, il n'est pas toujours évident de devenir un héros, encore plus quant il lui faut assumer un côté martyr. Néanmoins, il arrive que des personnages acceptent leur destin sans broncher.

Une prophétie impose souvent des tourments physiques par lesquels le héros va devoir passer ou lutter dans le cas où il refuse sa destinée. Dès lors, l'auteur peut jouer sur différents plans comme l'immuabilité ou non du destin ou encore la véracité ou non des prédictions comme les prophéties. Cela lui permet de jouer avec les espoirs de son personnage, mais aussi de ses lecteurs pour mieux faire naître les désillusions.

La prophétie permet donc d'infliger de la souffrance morale et physique du héros. Elle est souvent pratiquée dans les ouvrages de fantasy ou fantastique.

lundi 20 janvier 2014

Instrument de Torture #5 - La Séparation

La séparation est un instrument de torture aux multiples visages. Dans le cas d'une romance, elle peut impliquer une rupture susceptible de causer du tort émotionnel aux personnages concernés. Parfois c'est un mal pour un bien car il arrive qu'un couple soit en bout de course et qu'une séparation soit nécessaire. Souvent, lorsqu'elle est utilisée en instrument de torture, elle s'impose en obstacle temporaire au bonheur des deux amants. Il est à noter, qu'elle est utilisée pour faire durer le suspense dans les séries et ce n'est pas toujours pour le bien de ces dernières.

La séparation ne concerne pas uniquement les ruptures amoureuses. Sur le plan émotionnel, elle peut aussi concerner le lien fraternel (ex : les deux frères Winchester) ou encore amical.

Il existe aussi des séparations forcées. Suite à une catastrophe naturelle, à un accident, les groupes de personnages peuvent être dissout. Quand ils sont dans des situations à risques, cela peut les fragiliser et mettre les nerfs des lecteurs à vifs. Par exemple, un blessé peut se vider de son sang dans son coin après qu'un mur se soit effondré devant lui et l'empêche de bénéficier de l'aide du groupe.

En somme la séparation est parfaite pour illustrer l'adage du méchant : diviser pour mieux régner. Attention néanmoins à ne pas s'en servir trop souvent sous peine de voir son impact émotionnel diminuer au fil du temps.

lundi 13 janvier 2014

Instrument de Torture #4 - Spoiler

Alors le spoiler est un instrument de torture, qui peut s'apparenter aux teasings, mais qui est à manipuler avec nettement plus de précautions. En fait, le spoiler pourrait être du sado-masochisme car lancer un spoiler peut gâcher le plaisir d'un lecteur et vous risquez de le payer très cher. Surtout si le lecteur que vous avez spoilé est un auteur aussi et qu'il décide de se venger en tuant votre personnage préféré. D'ailleurs si vous spoilez, prévoyez un retour de bâton plus ou moins rude.

Sinon un spoiler, c'est quoi ? Eh bien, c'est une révélation sur l'intrigue à venir. Elle peut concerner un personnage, un événement ou la fin de l'histoire. Les auteurs peuvent y recourir afin de faire du teasing. Certains lecteurs en sont friands, d'autres y sont allergiques. Du coup, la coutume veut qu'on évite de balancer un spoiler sans avoir pris la peine de le cacher un minimum. Dès lors, la torture peut commencer car certains ont du mal à s'empêcher d'aller jeter un œil car le mot spoiler les nargue.

Hélas avec internet, les allergiques souffrent. Ne serait-ce qu'avec notre bon ami twitter où il suffit de suivre la mauvaise personne pour découvrir la mort d'un personnage dans une série que l'on adore. Parfois, même les news de yahoo s'y mettent et nous balancent un élément de l'intrigue de la suite d'un livre que l'on voulait lire et qu'on ne lira pas du coup. Par contre les amateurs de spoilers sont ravis. Ils peuvent chercher pendant des heures un spoiler susceptible de les faire frémir. Parfois ils le partagent avec autrui ou le font languir en lui disant oh tu ne devineras jamais, puis se taisent brutalement.

Alors oui clairement, le spoiler est un excellent moyen de faire souffrir. Maintenant, il est recommandé de le manier avec beaucoup de précautions sous peine de perdre des amis et des lecteurs ! (Par contre, contre vos ennemis, faites-vous plaisir, ça évite la prison.)

Instrument de Torture #3 - Le Teasing

Quand on est un auteur sadique, on aime torturer ses personnages, mais aussi ses lecteurs. Dans ce but, il existe un instrument très simple : le teasing. Le principe est simple : appâter le lecteur au travers d'un message énigmatique et aguicheur.

Dans le cadre des séries, le teasing se fait au travers d'affiches ou de bandes annonces des prochains épisodes. Ces dernières contiennent souvent les passages les plus accrocheurs de l'épisode, monter de façon à nous donner envie d'aller voir la suite. Parfois, ils s'amusent même à nous faire croire qu'un truc va se passer alors que non.

Dans le cas de l'écriture, l'auteur peut teaser à travers des messages énigmatiques sur son twitter. On peut prendre l'exemple de Lyn, spécialiste dans le teasing avec sa fiction Dérapages. Régulièrement, elle balance des phrases cryptiques, des extraits, qui vous donnent envie de l'enlever, de l'enfermer dans un cave et de lui faire écrire la suite sous vos yeux.

Le teasing peut aussi se faire au travers d'extrait que l'auteur aura soigneusement choisi afin de vous appâter. L'objectif sera d'éveiller votre curiosité afin de vous pousser à venir jeter un œil à l'ouvrage. D'ailleurs, le résumé ou encore la couverture peuvent aussi être des éléments de teasing puisqu'ils sont là pour vous inciter à acheter l'ouvrage.

Enfin le teasing en instrument de torture, cela reste l'extrait ou encore les phrases énigmatiques qu'un auteur sadique aura la joie de vous balancer lorsque vous vous y attendez le moins. Si le teasing est bon, vous irez vous jeter sur la fiction afin de vérifier ses dires. Alors vous le maudirez d'avoir osé ou d'avoir menti !

mardi 5 novembre 2013

Instrument de Torture #2 - La Mort

La mort est un instrument de torture à double tranchant. Il faut manier ce procédé avec précaution car le meilleur comme le pire peut se produire quand on décide de tuer un personnage. Parfois, cela permet à l'intrigue d'être relancée, d'autres fois, cela peut tuer l'inspiration ou l'intérêt des lecteurs.

Tuer un personnage permet d'ancrer une histoire dans la réalité et de souligner la fragilité de l'existence. Ce dernier point peut être accentué lorsque l'auteur réussit à prendre son lectorat par surprise. Afin d'y parvenir, l'auteur a différents moyens à sa portée :

- Il peut sacrifier un personnage principal. Par habitude, on pense les héros à l'abri de la mort, ce qui peut nuire au cliffangher de fins de chapitres ou de saisons. Afin d'éviter cet écueil, certains auteurs n'hésitent pas à trancher dans le vif et à mettre fin à l'existence d'un des personnages principaux. (ou appréciés du public) On peut prendre l'exemple de Game Of Thrones où il existe des morts de ce genre.

- Il peut aussi jouer sur la manière dont il élimine le personnage. En effet, certaines façons de tuer sont plus choquantes que d'autres. En exemple, on peut prendre la mort par balle à la tête ou par anévrisme. A cause de leur rapidité, ces morts sont souvent brutales et perturbantes pour le lecteur, qui voit un personnage passé de la vie à la mort en à peine une seconde. Il faut alors accepter que tout est fini, que nous ne reverrons plus l'ami du héros l'épauler. Ici, on peut prendre l'exemple de NCIS avec la mort du personnage de Kate Todd dans la saison 2.

Il existe sans doute d'autres manières de surprendre un lecteur avec la mort. Néanmoins, il ne faut pas oublier que cet instrument a un côté définitif. Lorsque la décision de tuer est prise, la réflexion sur la cible doit être réelle car les conséquences peuvent vite être fâcheuses. Sacrifier le héros peut mener l'histoire dans une impasse. Bien sûr, une mort est plus efficace sur un personnage apprécié, mais elle peut aussi être une manière de redonner un second souffle à un individu qui n'a jamais réussi à se démarquer. Tuer l'ami peut créer une évolution chez l'héroïne à laquelle il faut faire attention car elle est aussi susceptible de détruire l'intérêt du personnage. Achever un ennemi laisse place à une nouvelle menace dont l'éclat doit être suffisant pour ne pas souffrir de la comparaison. Parfois, c'est une renaissance lorsque l'auteur réussit à ramener le personnage à la vie. Dans ce cas-ci, il sera conseillé de rester le plus crédible possible et ne pas abuser de cet effet sous peine de voir le lecteur cessait de trembler pour les personnages.

Au final la mort est un instrument de torture à user avec modération et précaution. Elle peut offrir un bel avenir à votre écrit ou le condamner à mort. A vous de trouver le bon équilibre !

lundi 7 octobre 2013

Instrument de Torture #1 - Le Cliffangher

Quand on se la joue auteur un brin sadique, on hésite pas à faire souffrir nos personnages. L'équilibre n'est pas toujours aisé à trouver, mais la question ne sera pas abordée dans ce sujet. Ici, je vous propose de parler d'un processus, qui aurait plus tendance à torturer vos lecteurs que vos personnages eux-mêmes. Je veux bien sûr parler d'un type de fin ouverte que l'on nomme le cliffhanger.

Ce procédé consiste à abandonner l'un de vos héros dans une situation périlleuse à la fin d'un chapitre ou encore d'un tome. Cela va entraîner une série de questions chez le lectorat, qui va se retrouver à attendre la suite avec impatience. Le cliffhanger est une technique utilisée pour fidéliser le public afin de lui donner une raison de revenir lors du tome suivant ou du chapitre.

Il suppose une suite car la fin est clairement ouverte. Il arrive néanmoins que certaines œuvres se finissent ainsi sans qu'il n'y ait de suite pour autant. Généralement, cela provoque de la déception chez le lecteur. Nous pourrions prendre l'exemple de la fin du tome deux de la Fille aux cheveux rouges de Serge Brussolo. Suite à des désaccords avec la maison d'édition, le tome trois n'a toujours pas vu le jour.

Le cliffhanger est donc à utiliser avec précaution. En abuser peut provoquer une sensation de lassitude chez le lecteur. Il est aussi un risque qu'il faut mesurer lorsque l'on décide de conclure un ouvrage avec ce dernier. Mieux vaut s'assurer que la suite sera bien publiée, sinon le public risque de souffrir de cet effet.